22 Da Tokio
Cuocere pace e sicurezza
di Ren Izuta   

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Traduzione francese

 On mange le « Sukiyaki » en famille, autour d’une table sur laquelle est dressée une marmite ; et on partage ce qui est cuit dans la marmite avec des baguettes : les tranches de bœuf finement coupées et les morceaux de légumes. C’est en cette saison très chargée d'événements, comme la fin de l’année, le Réveillon, le Nouvel An, qu’on vous propose de manger le « Sukiyaki ». Façon de chasser les rancœurs d’une année qui s'achève et d'assurer la paix et la sécurité intérieure en famille.

Habiter ensemble sous le même toit, manger du riz dans la même autoclave, prendre son bain dans la même baignoire : toutes ces habitudes mettent en jeu un même genre de rapport humain qui, quelle que soit la relation amoureuse ou amicale, sentimentale, est très fort et très intime. C'est aussi le cas du partage du « Sukiyaki » en famille. Dans le début de l’hiver frissonnant qui amène à rechercher la fréquentation des hommes et de leurs cœurs, ce partage de la marmite et des coups des baguettes a pour but de solidifier les rapports humains avec, en vue, l’amitié en cours ou l’amour.

Recette du « Sukiyaki » pour 4 personnes :

Ingrédients : viande de bœuf (entrecôte) finement coupée en tranche 400 g ; 2 poireaux ; une botte de Shungiku (feuilles de chrysanthème) ; de la graisse de boeuf ; 12 morceaux de Shitake ; 2 tofus grillés ; une botte d’Enoki (champignons) ; des Shirataki (nouilles d'ignames) ; une botte de chou chinois ; 4 œufs.

Pour la sauce Warishita : 100 ml de sauce de soja, 3 grandes cuillèreées de sucre, 3 grandes cuillères de mirin, 4 grandes cuillères de saké.

Préparation:

① Mettre la graisse du bœuf ou un peu de l’huile végétale dans une marmite.

② Disposer des poireaux coupés dans la marmite et, par-dessus, des tranches du bœuf . Y ajouter la sauce Warishita.

③ Rajouter du Tofu, du Shungiku, du Shiïtaké, du Shirataki.

Attention ! Mettre de la distance entre le bœuf et les nouilles Shirayaki, sinon la viande durcit !

④ Après une dizaine du minutes, on peut manger le plat en le trempant dans un petit récipient individuel dans lequel un œuf a été cassé.

⑤ A la fin, on peut mettre les nouilles Udon préalablement cuites, et les manger avec la sauce restante en y ajoutant un peu de sauce de soja ou de mirin.

Il y a deux façons de manger le « Sukiyaki » : la façon Kantou-fû (la manière de Tokyo) et la façon Kansaï-fû (la manière d’Osaka, de Kyoto et de Kobé). Manger la viande et les légumes en même temps est la façon Kantou-fû. Si l’on mange d’abord la viande, puis les légumes, c’est à-dire si l’on mange alternativement de la viande et des légumes, c’est la façon Kansaï-Fû.

Le « Sukiyaki » n’est pas un plat très ancien. Les Japonais n’avaient pas l’habitude de manger de la viande de bœuf avant l’époque de Méiji. Avant la réforme de 1868, ce n'est qu'occasionnellement qu'on mangeait de la viande ou des poissons en plein air, en les cuisant sur une bêche pour la culture. Il y a un autre hypothèse sur l’origine de ce nom : on appelle les tranches du bœuf très fines « Suki-mi » (ce qui veut dire : la « viande désépaissie »).

Ainsi, le « Sukiyaki  » est certes un plat familial japonais, mais qui symbolise aussi l’ouverture du pays, son « occidentalisation ».

Traduzione italiana

Il « Sukiyaki » si mangia in famiglia, intorno a un tavolo sul quale è posta una pentola; si spartisce ciò che viene cotto nella pentola con delle bacchette: le fette di manzo tagliate fini e le verdura a pezzettini. E' in questa stagione tanto carica di avvenimenti, come la fine dell'anno, il capodanno, il nuovo anno, che si mangia il « Sukiyaki ». E' un modo per scacciare i rancori dell'anno passato e di assicurare la pace e la sicurezza interiore alla famiglia.

Abitare insieme sotto lo stesso tetto, mangiare il riso nella stessa autoclave, fare il bagno nella stessa vasca: tutte queste abitudini mettono in gioco lo stesso genere di rapporto umano che, qualunque sia la relazione amorosa, amicale o sentimentale, è molto forte e molto intimo. La stessa cosa succede nel condividere il «Sukiyaki» in famiglia. All'inizio del freddo inverno, che spinge a frequentare le persone e i loro cuori, la condivisione della pentola e dei colpi di bacchetta, ha lo scopo di solidificare i rapporti umani di un'amicizia in corso o di un amore.

Ingredienti: Lombata di manzo tagliata a fette di 400 g; 2 porri; un mazzo di Shungiku (foglie di crisantemo); grasso di manzo; 12 pezzi di Shitake; due tofu grigliati; un mazzo di Enoki (funghi); delli Shirataki (spaghetti di igname); un cavolo cinese; 4 uova.

Per la salsa Warishita: 100ml di salsa di soia, 3 cucchiai di zucchero; 3 cucchiai abbondanti di mirin, 4 cucchiai abbondanti di saké.

Preparazione:

1 Mettere il grasso di manzo o dell'olio vegetale dentro una pentola.

2 Disporre i porri tagliati nella pentola e sopra le fette di manzo. Aggiungere la salsa Warishita.

3 Aggiungere il tofu, il Shungiku, il Shiïtaké e il Shirataki.

4 Dopo una decina di minuti, si può mangiare questo piatto inzuppandolo in un piccolo recipiente dove è stato spaccato un uovo intero.

5 Alla fine si possono mettere degli spaghetti Udon precedentemente cotti e mangiarli con la restante salsa aggiungendo della salsa di soia o del mirin.

Ci sono due modi di mangiare il « Sukiyaki »: alla maniera Kantou-fû (al modo di Tokio) e alla maniera Kansaï-fû (al modo di Osaka, di Kioto e di Kobé). Mangiare la carne e le verdure insieme è alla maniera Kantou-fû. Se si mangia prima la carne, poi le verdure, cioè se si mangia alternando la carne alle verdure, è alla maniera di Kansaï-Fû.

Il « Sukiyaki » non è un piatto molto antico. I giapponesi non avevano l'abitudine di mangiare della carne di manzo prima dell'epoca di Méiji. Prima della riforma del 1868 il mangiare carne o del pesce all'aperto era occasionale e la si cucinava su di una vanga da orto. C'è anche un'altra ipotesi sull'origine di questo nome: le fette di carne molto fini vengono chiamate « Suki-mi » (che vuol dire « carne fine »).


Dunque il « Sukiyaki  » è sicuramente un piatto familiare giapponese, ma simboleggia anche l'apertura del paese, la sua « occidentalizzazione ».
 

 




 

 

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